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6 freins à notre cheminement spirituel

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cheminement spirituel

À chaque étape de notre cheminement spirituel, nous sommes confrontés à divers freins qui nous amènent tantôt à stagner, tantôt malheureusement à reculer. Lorsque l’on connait ces freins, on est plus à même de les combattre afin de continuer son avancée. Nous allons en aborder quelques-uns ensemble. Article écrit par Nadia, étudiante à l’IESH.

Les freins qui nous empêchent d’avancer

Le manque de concentration

La concentration de chacun est variable en fonction du temps. En effet, elle dépend d’un certain nombre de facteurs comme la fatigue, la maladie, les soucis et préoccupations de la vie etc. La concentration n’est donc jamais chose acquise. Elle se travaille et se maintient grâce à des efforts continuels et réguliers.

Le manque de piété

Là encore, point de piété sans un minime d’effort. La piété s’accroit par le biais de plusieurs actes spécifiques réalisés non mécaniquement avec sincérité et concentration. Vous voyez donc comme le premier frein peut influer sur celui-ci et comment en général chaque frein peut avoir des conséquences sur un autre. L’endurance est le maître mot et vous savez qu’en endurance il vaut mieux y aller doucement et progressivement afin de tenir sur la durée car à vouloir commencer trop vite, le risque est de s’essouffler et d’abandonner. Tout ceci pour dire, qu’il faut habituer son nafs à un nouvel acte, une nouvelle routine spirituelle par graduation afin de les pérenniser incha Allah.

L’oubli

Il est tout à fait naturel d’oublier. Je vais donner un exemple concret. Imaginons que je décide d’introduire dans ma routine spirituelle de faire chaque matin, la prière de Doha. Je la fais le premier jour, le deuxième, j’oublie le troisième, je la refais le quatrième, je l’oublie de nouveau le cinquième, jusqu’à l’oublier complètement. L’oubli est certes naturel mais c’est en étant régulier qu’on finira par ne plus oublier. Dans le cas de mon exemple, on pourrait pourquoi pas dans un premier temps mettre une alarme quotidienne afin de se rappeler l’acte en lui-même. Il faut en moyenne 3 semaines, pour qu’un acte pratiqué quotidiennement devienne une habitude.

La faiblesse

L’humain est faible, Dieu est Tout Puissant. Notre nature aime le changement, elle n’aime pas la monotonie dans le sens où il est difficile pour elle d’aimer les choses régulières. Mais là encore une fois, nous n’avons rien sans effort, il faut penser à la récompense pour se motiver. Au début, les efforts peuvent paraître pénibles mais sur le long terme, la récolte des fruits de ces efforts se fait et va entretenir notre motivation, notre endurance. C’est en goutant aux fruits de notre endurance que l’on atteint enfin le bonheur.

Les mauvaises pensées

Nos pensées qu’elles soient bonnes ou mauvaises laissent des traces sur notre cœur. Nos pensées découlent de plusieurs facteurs : nos occupations, notre environnement, les gens que nous côtoyons etc.

Nos cinq sens sont des portes d’entrée pour différentes pensées. C’est pourquoi, il convient de les préserver afin de limiter les mauvaises pensées.

L’imam Al Ghazali utilisait une belle métaphore pour décrire le cœur de l’humain. En effet, il comparait le cœur à une tour composée de portes et de fenêtres. Satan, essaye de rentrer tout d’abord par les portes, s’il ne réussit pas, il parcourt la tour à l’affut de la moindre fenêtre ouverte afin de s’y introduire. Vous l’aurez compris, les différentes portes et fenêtres de la tour correspondent à nos mauvais penchants, nos mauvais traits de caractères etc. Notre but est de fortifier la tour en maintenant le plus possible les portes et les fenêtres fermées et pourquoi pas d’investir dans du double vitrage 🙂 incha Allah.

Les mauvais penchants

Comme nous venons de le voir, les mauvais penchants sont autant de fenêtres permettant à Satan d’accéder à notre cœur. Pour n’en citer que quelques-uns : l’avarice, l’orgueil, la jalousie, le narcissisme etc. Satan connait nos penchants et va essayer de jouer là-dessus pour nous faire dévier. Selon l’imam Al Ghazali, il existe trois types d’insufflations :

  1. Quand Satan travestit la vérité pour nous faire tomber dans l’erreur (Ash-shoubou’ates)
  2. Quand il agite nos passions pour qu’elles prennent le dessus sur nous (Ash-shahawates)
  3. Quand il vient perturber nos actes d’adorations en nous inondant de diverses pensées. (La prière en est un bon exemple.)

Ainsi, nos efforts spirituels doivent également se porter sur ces penchants en essayant de s’en débarrasser par tous les moyens. Un autre axe primordial sur lequel nous devons travailler est l’acquisition de la science afin de minimiser nos doutes et de fermer les portes aux insufflations de Satan.

Ces freins qu’ils soient secondaires à notre nafs ou encore à Satan ne doivent pas nous empêcher de continuellement chercher à s’améliorer. Il ne faut pas se décourager mais au contraire identifier les différents freins qui nous concernent afin de mettre en place des stratégies ciblées. Nos efforts doivent être continuels jusque notre mort incha Allah.

Et vous quel est votre frein à une meilleure spiritualité ?

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