mercredi, décembre 19, 2018

Comment protéger son enfant des abus sexuels ?

 

Pourquoi aborder un sujet aussi triste ?

La prévention contre les abus sexuels est un sujet bien triste, qui incontestablement nous met tous très mal à l’aise. Néanmoins, c’est une problématique extrêmement importante, qui devrait être au centre de nos réflexions et au cœur de nos préoccupations, autant dans les cercles familiaux que dans les sphères associatives.
Il est vrai que la sexualité, quand elle est partagée entre deux personnes qui s’aiment et se respectent, est une merveilleuse aventure, mais elle peut aussi avoir malheureusement une face cachée, violente, sombre… et l’abus sexuel à l’encontre des enfants en fait tristement partie !
Le nombre grandissant d’attouchements sexuels dans la communauté musulmane et l’énorme souffrance générée par les victimes, nous ont convaincus de l’urgence de proposer ce volet sur la prévention de l’exploitation sexuelle. Le but étant d’accompagner les parents à aborder ce sujet extrêmement délicat en famille, afin d’apprendre à tous les enfants à reconnaître les gestes sexuels abusifs venant de qui que ce soit, parents et amis inclus, et à s’en protéger.
Pour un enfant, l’abus sexuel est une idée très vague. Il ne peut s’en méfier instinctivement parce qu’il ne sait pas d’emblée ce que c’est. Il n’y pas de sonnerie ni d’alarme pour le prévenir qu’il a croisé un danger. Il faut donc lui donner explicitement des outils de prudence et de vigilance. C’est un peu comme le faire vacciner : cela ne l’empêche pas d’être en contact avec le virus, mais cela lui permettra d’y résister et d’éviter son action.

Y-a-t-il aussi des pédophiles parmi les musulmans ?

Le tabou institutionnalisé chez certains groupes culturels et/ou religieux donne une dramatique illusion : les sollicitations sexuelles, les attouchements sur enfants, les abus, les viols et l’inceste n’existent pas par principe dans les familles de sensibilité musulmane ! Attention à l’amalgame entre l’Islam, spiritualité de paix et d’équilibre, et les porteurs de cette religion, êtres humains faillibles, avec leurs qualités et parfois leurs perversions.
Malheureusement, le silence communautaire imposé par les adultes et le « quand dira-t-on » hérité, incitent les manipulateurs en tout genre à la récidive et empirent considérablement la détresse des victimes.
Oui, il existe effectivement des prédateurs au sein de la communauté musulmane, comme il en existe aussi dans d’autres groupes religieux. Ces agresseurs ressemblent souvent à Mr Tout le Monde et inspirent un grand respect. Raison de plus pour donner aux enfants des outils de discernement afin qu’ils se protègent des abus, qu’ils viennent de gens dits « religieux » ou non pratiquants.

Ça ne va pas choquer l’enfant si on parle d’abus sexuel ?

Comment parler explicitement des abus sexuels sans choquer les enfants et sans développer chez eux une paranoïa ou une peur des adultes (et en particulier du sexe opposé) ? Voilà une question que les parents se posent souvent.
Tout d’abord, il est très important de leur parler de la sexualité de façon générale et surtout positive avant d’entamer toute discussion sur les agressions sexuelles. « Ton corps de petite fille ou de petit garçon est beau ! », « La sexualité, c’est quelque-chose de merveilleux entre deux grandes personnes qui s’aiment, se respectent et qui le veulent tous les deux », etc.
La prévention des abus sexuels doit absolument être intégrée dans une démarche éducative globale. En effet, c’est en ayant été renseigné au préalable sur l’anatomie ou encore sur l’arrivée des bébés que les enfants pourront acquérir un vocabulaire sexuel et ainsi décrire une éventuelle sollicitation d’un pervers.
Autre élément à souligner : par principe, il vaut mieux éviter de mentir aux enfants… mais attention cela n’équivaut pas à tout leur dire, toujours ! Dans certains cas, il est préférable de ne pas leur décrire jusqu’où peut aller l’horreur (ex : Affaire Dutroux).
Enfin, les explications concernant les abus sexuels doivent également être données avec une voix calme et rassurante. Évitez la surprotection ou de manifester une inquiétude trop excessive. Elles peuvent perturber l’enfant qui en cas d’abus, préférera se taire plutôt que de faire paniquer ses parents. Plus vous montrerez de l’assurance et du calme, plus vous lui en insufflerez.

Quand discuter avec lui de ces choses-là ?

Pour que l’enfant soit capable de reconnaître un abus sexuel et de s’en défendre, il doit avoir été, au jour le jour, aidé et encouragé à faire respecter son corps et son intimité. Il est préférable que les informations sur la prévention soient données à des moments propices et en rapport avec la vie quotidienne.
Quelques exemples :
– Entre trois et cinq ans, les enfants commencent à revendiquer leur intimité et veulent par exemple prendre leur bain tout seul. Ne vous moquez surtout pas de votre petit s’il refuse de se montrer nu (même s’il est du même sexe que vous !). Saisissez plutôt cette occasion pour bien expliquer que vous comprenez sa pudeur et que sa réaction est positive, parce qu’effectivement son corps n’appartient qu’à lui.

– D’un point de vue général, pour respecter la pudeur de chacun, mettez des limites claires entre les membres de la famille : par exemple, on frappe avant d’entrer dans la chambre de quelqu’un si la porte est fermée ou encore, personne ne se ballade complètement déshabillé à la maison.

– Devant certaines questions enfantines, soyez le plus pondéré possible, même si elles vous renvoient indirectement à votre sexualité d’adulte. Par exemple, il peut arriver qu’un enfant de 3 ou 4 ans veuille innocemment toucher ou voir les organes génitaux de la maman ou du papa. Repoussez simplement sa main et expliquez-lui de façon calme et rassurante que ces zones n’appartiennent qu’à soi, que vous ne pouvez pas les lui montrer par pudeur et que lui non plus, n’a pas à laisser quelqu’un voir ou toucher ses parties intimes s’il ne le souhaite pas.

– Il arrive aussi qu’une petite fille affirme naïvement qu’un jour « elle se mariera avec papa ! ». C’est le fameux complexe d’Oedipe. C’est un bon moment pour parler de l’inceste. Soyez calme et formel : « Non, jamais vous ne vous marierez, ton papa est mon mari à moi. Quand tu seras plus grande, toi aussi tu rencontreras un homme, qui deviendra ton amoureux et avec qui te marieras ». Lorsque cette interdiction est expliquée assez tôt, la petite fille comprend qu’elle n’a pas le droit d’être l’amoureuse de son papa et que lui non plus n’a pas le droit de se comporter comme un amoureux avec elle.

On peut ensuite rajouter d’autres informations en expliquant que malheureusement, il arrive que des parents ou des grandes personnes se conduisent avec les enfants comme si ceux-ci étaient des adultes (en faisant par exemple des « jeux » sexuels avec eux). Il faut alors bien leur préciser que ce n’est pas normal, que c’est très grave et que c’est condamné par la loi.

– Il peut y avoir d’autres occasions intéressantes pour parler des abus sexuels : une information reçue à l’école, la lecture d’un livre, un événement à la télé, etc.

– Enfin, si votre petit vous raconte une histoire à propos d’un ami, affirmez sans tarder que cela n’était pas la faute de l’enfant. Il se sentira en confiance et verra que vous êtes tout à fait disposé à recevoir ce genre de confidences si ça devait lui arriver.

J’ai entendu parlé de 4 sortes de prédateurs…

Souvent, nous imaginons le pédophile comme étant un inconnu à l’air bizarre et franchement pervers, vêtu d’un imperméable beige et à l’affût visible d’une proie enfantine. La plupart du temps, les prédateurs paraissent bien au contraire très sympathiques et se trouvent malheureusement au sein de la famille ou parmi les proches. Par conséquent, ces agresseurs sont en général aimés des petites victimes (d’où la complexité pour l’enfant de comprendre ce qui lui arrive).

Le prédateur familial :
La très grande majorité des abus sexuels commis sur des enfants surviennent à l’intérieur de la famille. Le cas d’inceste le plus répandu concerne les petites filles d’une dizaine d’années, ainsi que les relations père/fille ou beau-père/belle-fille. La plupart du temps, l’homme ressemble à Mr Tout le Monde ; il est apprécié par tous et est souvent à cheval sur les principes.
Ceci étant dit, surtout que les pères restent « câlins » ! Beaucoup d’hommes en effet, se sentent très mal à l’aise par les discussions sur les agressions sexuelles d’enfants. Certains ont le sentiment d’être observé par leur entourage, au point de ne plus savoir comment se comporter avec leur petit. Ces craintes ne doivent absolument pas vous conduire à priver vos enfants de votre tendresse. Les limites vous les connaissez, vous les avez définies clairement en famille, laissez donc place aux tendres bisous et aux embrassades chaleureuses ! Ces contacts sont en effet, très importants pour la construction de l’enfant.
Pour les mamans : ouvrez l’oeil, mais restez zen ! Certes, il existe aussi des femmes qui abusent sexuellement des enfants, mais cela reste très exceptionnel. Du coup, la méfiance est plus souvent dirigée vers les hommes. Il est néanmoins important de rappeler que même si on en parle beaucoup, seule une minorité d’hommes profitent de l’innocence des petits pour assouvir leur libido perverse. Expliquez le plus clairement possible les limites et les dangers à votre enfant, soyez vigilantes, mais gardez-vous de soupçonner maladivement tous les hommes.

Le prédateur « ami » :
Il y a aussi des prédateurs qui paraissent très gentils et qui s’occupent parfois de nos enfants. Ça peut être un entraîneur de foot ou un animateur. Ils sont en général très sympathiques, disponibles et suivent avec enthousiasme les progrès des petits. Ils ressemblent à des êtres parfaits et il n’est pas rare qu’ils envoûtent d’abord les parents… particulièrement les mères célibataires qui voient en eux la figure paternelle dont l’enfant a besoin.

Le prédateur inconnu :
C’est un homme que l’enfant n’a pas l’habitude de voir et qui n’a pas l’air bien méchant. Il est particulièrement dangereux parce qu’il pose des pièges très attirants pour les petits. Il peut par exemple, être ce vieux monsieur très triste parce qu’il a perdu son chat ou ce jeune homme super cool qui possède de beaux jouets.

Le prédateur virtuel :
Internet est un monde qui peut être génial pour les enfants, on y trouve un tas de jeux et beaucoup d’informations, mais il peut aussi être un lieu très dangereux, car des prédateurs cachés derrière leur écran peuvent mentir sur leur identité et sur leurs intentions ! Pour vous aider à les éviter et à tirer le meilleur parti des nouvelles technologies, le site www.e-enfance.org est une référence en matière de protection des mineurs sur Internet, vous y trouverez des conseils simples et de nombreuses ressources pédagogiques, pour ne garder que le meilleur de la toile.

Pourquoi et comment l’enfant victime s’enferme-t-il dans le silence ?

Aussi pénible que ce soit, pour comprendre le silence de la petite victime, il faut revenir sur les étapes classiques de l’abus sexuel.

Tout d’abord, rappelons que n’importe quel enfant peut être piégé par un prédateur. Cependant, certains petits sont plus vulnérables que d’autres : en particulier les enfants qui manquent d’affection ou bien encore ceux qui vivent dans un milieu où il n’y a aucun échange sur la sexualité.
L’agresseur va alors exploiter la fragilité de l’enfant en étant gentil avec lui : il lui fera comprendre qu’il a toute son attention. Le petit est alors heureux de ces marques d’affection, il se croit aimé et important.

L’adulte va ensuite l’inviter à lui toucher ses parties intimes et à le caresser. S’il a plus de 5 ans, l’enfant est mal à l’aise, il sait au fond de lui que ce n’est pas bien. Ensuite, le prédateur achète ce secret en le récompensant. L’enfant est alors confus, malheureux, il se sent honteux et la plupart du temps très coupable. Pour finir, l’adulte peut menacer sa victime et lui faire du chantage. Le petit se sent alors complètement pris au piège.

Quand il s’agit d’un proche (le plus souvent !), il est en plus tiraillé entre les mauvais comportements de son agresseur qu’il déteste et l’affection qu’il a pour lui. Plus insupportable encore, l’enfant victime tentera la plupart du temps de se taire pour sauvegarder l’équilibre familial et ainsi éviter l’emprisonnement du père ou encore la séparation des parents. Il est d’autant plus perturbé que souvent, l’agresseur, pour maintenir l’enfant sous son emprise, lui fera croire qu’il y consent : « Tu m’as provoqué », « C’est toi qui le voulais ». L’enfant se laissera alors convaincre que c’est lui le coupable, qu’il sera rejeté et puni si le secret était dévoilé.

Voilà pourquoi il est d’une importance capitale que les petites filles et les petits garçons sachent qu’ils peuvent et qu’ils doivent parler librement des faits entourant la sexualité, sans que cela fasse paniquer les parents.amira_nassi2

Pour conclure, rappelons que la prévention des abus sexuels est un sujet extrêmement délicat et un véritable défi. Il s’agit en effet d’informer les enfants, sans casser la crédibilité de tous les adultes qui s’occupent d’eux. C’est pour cette raison que la protection de la jeunesse est notre affaire à tous et elle est essentielle… car un enfant bien renseigné sur les exploitations sexuelles a plus de chances de ne pas devenir une victime.

Amira NASSI – Conseillère conjugale et sexologue, travaille en faveur de l’éducation affective et sexuelle au sein de la communauté musulmane, depuis plusieurs années.
Site Internet : www.quelquesmotsdelintime.com
Page Facebook : https://www.facebook.com/amira.nassi1

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La femme pieuse, bagage de cette vie

La femme pieuse : bagage de cette vie

La femme dans la société est un être important voir le plus important. En effet, elle est celle qui éduque les nations, elle est la première école de la vie qui influencera l’existence de ceux qui l’entoureront. C’est pour cela que la femme musulmane doit s’efforcer de progresser, à chaque instant, afin d’atteindre un haut degré de piété. Alors quelles sont les vertus de la piété de la femme ? Et comment la femme pieuse influence t’elle sa famille ?

Afin de comprendre quelles sont les vertus de la femme pieuse il est nécessaire de prendre le temps de définir le terme « vertu », qui signifie donc la capacité à faire du bien. Les vertus de la femme pieuse sont nombreuses. Il est a noté que la femme est vouée à se marier et devenir mère, c’est pourquoi nous aborderons les qualités requises par rapport à cela.

Dans le Coran

Allah nous dit dans le Coran, sourate 30, verset 21 : « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » Ce verset nous donne quelques vertus que la femme doit avoir afin que l’homme soit serein auprès d’elle.

Il est primordial que l’épouse soit celle auprès de qui le conjoint trouve du réconfort et du repos. De plus, nous avons des exemples concrets dans la vie du prophète (paix et bénédictions soient sur lui) que nous devons prendre pour exemple, comme Khadija (qu’Allah l’agréé) qui lors de la première révélation était là pour son époux, pour l’apaiser et lui apporter de la douceur dont il avait besoin à ce moment précis. La femme pieuse sait écouter celles et ceux qui l’entourent car elle fait preuve de bonté et d’altruisme pour la satisfaction d’Allah. La femme qui craint Dieu, et qui s’en remet à Dieu dans toute chose, sera la source de soutien et de patience lorsque que couple et la famille sera touchée par les épreuves de la vie.

Dans son couple

Au cours de sa vie conjugale, elle deviendra mère par la grâce d’Allah… et là sa vie se bouleversera car elle aura en charge un petit être en devenir qui sera sous sa responsabilité ici-bas et dans l’au-delà. La mère est la personne qui éduque l’humanité, elle porte en elle l’avenir, il faut donc que la femme soit éduquée car elle est l’esprit et le pilier de son foyer. Souvent, la mère est à l’origine de la grandeur de ses enfants.

En effet, prenons l’exemple de l’Imam Ahmed. Ce dernier rapporte que lorsqu’il habitait avec ses parents à Baghdâd, son père décéda et c’est sa mère qui s’occupa de son éducation. Il dit qu’avant la prière du Fajr sa mère le réveillait. A cette époque il devait avoir dix ans. Il priait avec sa mère jusqu’à la prière du Fajr, puis sa mère le conduit à la mosquée et l’attendra jusqu’à la fin de la prière. En effet, elle craignait le danger pour lui à cause de certains animaux sauvages dans les ruelles de Baghdâd. Lorsqu’il grandit, sa mère l’envoya apprendre la science et un des savants a dit : la mère de l’imam Ahmed aura la même récompense que son fils parce que c’est elle qui lui a montré le chemin du bien et de la recherche du savoir.

Ceci est un bel exemple pour nous aujourd’hui… La femme pieuse est celle qui se rapproche de son créateur chaque jour en cherchant à donner la meilleure éducation à ses enfants. Cette meilleure éducation passe par l’éducation de soi en amont. Pour cela, elle doit être instruite et continuer à s’instruire jusque son dernier souffle. Elle est celle qui fait de la nation ce qu’elle est.

La parentalité positive est-elle islamique ?

Vous avez certainement entendu parler de ce « concept » en vogue depuis quelque temps déjà : la parentalité positive ou éducation bienveillante ou bien encore éducation non violente. Est-ce un simple concept ? N’est-ce qu’une nouvelle mode éducative ?

Bien plus que cela nous allons voir qu’il s’agit d’un réel mode de vie en soit, et même d’une philosophie de vie. Ses portes paroles : Isabelle Filiozat, Adele Faber et Elaine Mazlish et bien avant eux : Françoise Dolto, Maria Montessori …

Tous sont venus proposer d’autres méthodes éducatives, plus respectueuses de l’enfant, cherchant à le comprendre. Mais alors l’éducation bienveillante c’est quoi ? Car fondamentalement et à priori tout parent est bienveillant !

Oui dans l’intention tout parent non défaillant est bienveillant envers son enfant, néanmoins, dans les actes, dans la façon d’agir, de parler il arrive bien souvent de ne pas l’être. Article écrit par Mahdiya

Les grandes lignes de la parentalité positive

La bienveillance éducative mais plus encore la parentalité positive consiste à apporter à l’enfant un cadre et des règles de manière constructive afin que le message que l’on souhaite lui transmettre soit ancré positivement. Être dans l’éducation bienveillante c’est tenter d’éduquer l’enfant en respectant qui il est et ce qu’il est, s’adapter à sa personnalité, comprendre aussi son fonctionnement d’enfant, faire avec et non pas contre. C’est accompagner l’enfant dans son processus plutôt que de faire à sa place, c’est l’aider à prendre confiance en lui, à se construire et s’épanouir sans entraver son individualité.

Isabelle Filliozat qui reprend comme nous le verrons une voie déjà amorcée avant elle, s’appuie sur les récentes études en neurosciences qui ont permis de mettre en lumière le fait que l’enfant n’est pas un « mini adulte ». Son cerveau, comme le reste est immature, il n’est pas capable dès tout petit de comprendre, d’assimiler et d’analyser comme un adulte. Il ne peut pas avant un certain âge faire preuve d’abstraction, tout comme il lui est difficile les premières années de maîtriser ses émotions. Tout cela est un apprentissage complexe. Néanmoins, malgré son immaturité, la parentalité positive vient repositionner certaines choses :

L’enfant est immature mais ne mérite t’il pas le même respect que tout autre personne ?

Pendant longtemps l’éducation de l’enfant exigeait de lui qu’il se comporte comme un «adulte» en terme de gestion des émotions et de respect des normes sociales. Hors les normes sociales diffèrent tout d’abord d’un pays à l’autre, mais surtout ne sont pas innées, elle sont le fruit d’une acquisition. Auparavant, on traitait l’enfant de manière rabaissante, ne lui accordant pas de place au sein de la famille voir de la société, l’enfant devait obéir et se taire, son avis, sa voix n’étaient pas entendus, il n’était pas respecté en temps qu’individu. C’est du moins ce qui était le plus fréquent dans de nombreux foyers occidentaux, nous ne parlons pas ici des mœurs éducatives étrangères bien sûre.

Aujourd’hui l’éducation bienveillante nous invite à inverser la tendance et cela éclairé par des travaux scientifiques, nous permettant de comprendre le fonctionnement cérébral et émotionnel infantile.

Ainsi, il s’agit d’apporter un cadre éducatif à l’enfant en respectant son individualité, en lui donnant droit de paroles, d’expression, de pensée tout en ayant conscience de son immaturité émotionnelle et affective.

Que nous disent ses « porte paroles » ?

Quelques citations, des phrases simples qui en disent long sur le sens profond et les valeurs que véhiculent ce mode d’éducation : le respect, la bienveillance, l’amour, la compréhension, la compassion, la communication non violente etc. en sont l’essence même.

Françoise Dolto disait :

« Il faut une très grande maturité pour être capable d’être parent, car cela implique d’être conscient que ce n’est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu’on n’a aucun droit à attendre en échange. »

Parler de ce que fait l’enfant, ce” n’est pas ça une psychothérapie, c’est dire tout ce que tu fais, c’est pour me dire quelque chose, et j’essaie de comprendre ce que tu veux me dire. Ce n’est pas ce qu’elle fait en apparence qui est important, c’est ce qu’elle vous dit par son comportement.

Maria Montessori :

L’adulte est pour lui un objet particulier d’amour. L’adulte passe à côté de cet amour mystique sans s’en apercevoir. Et ce petit être qui nous aime grandira et disparaîtra. Qui donc nous aimera jamais comme lui.

L’enfant qui naît n’entre pas dans une ambiance naturelle : il entre dans la civilisation où se développe la vie des hommes. C’est une ambiance fabriquéeen marge de la nature, dans la fièvre de faciliter la vie de l’homme et son adaptation.

Dire à un enfant qui a mal ce n’est rien, revient à l’embrouiller, car on son impression alors que justement, il en cherche la confirmation auprés de nous.

Isabelle Filliozat :

Respecter les émotions d’un enfant, c’est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. C’est le placer en position de sujet. C’est l’autoriser à se montrer différent de nous. C’est le considérer comme une personne et non comme un objet, lui donner la possibilité de répondre de sa manière très particulière à la question : qui suis-je? C’est aussi l’aider à se réaliser, lui permettre de percevoir son « aujourd’hui » en relation avec « hier » et « demain », d’être conscient de ses ressources, de ses forces comme de ses manques, de se percevoir

Prenons le temps de profiter de chaque instant de chaque étape de la vie de notre enfant. ça passe toujours trop vite.
Il n’y a jamais qu’une seule vraie urgence: AIMER! Le reste, après tout, est-ce vraiment si grave?

Les parents punissent parce qu’ils sont dépassés et impuissants.
L’enfant le perçoit et perd confiance en ses parents, cela l’insécurise, et cette insécurité se manifestera par davantage de comportements déviants.

Des outils simples pour commencer :

Voici quelques outils concrets, des pistes avec exemples pour illustrer. Bien sûr ce ne sont que des exemples qui peuvent pour certains être appliqués tel quel mais qui ont surtout pour but de vous aider à comprendre la philosophie, le principe fondamental afin que cela devienne pour vous inné. En effet l’objectif n’est pas de reproduire à la lettre chaque conseil que vous trouverez, mais d’apprendre quel est le meilleur comportement pour votre enfant car chaque enfant, chaque parent, chaque famille est différente et chacun dois trouver en se faisant confiance à soi et mutuellement ses propres techniques éducatives.

Quelques exemples :

Dissocier l’enfant de ses actes, l’enfant qui fait une bêtise n’est pas mauvais d’ailleurs peut être ne sait il pas que ce qu’il fait est mal. Vous parents n’êtes pas non plus l’acte que vous venez de poser, nous ne sommes pas un acte posé à un instant donné. Il est donc important de dire à l’enfant que ce n’est pas lui qui est mauvais, mais ce qu’il à fait. Que ce n’est pas lui que nous n’aimons pas mais ce qu’il à fait. Ce qui est très différent.

Lorsque l’enfant se fait mal et qu’il viens vers vous, plutôt que de lui dire «  ce n’est rien » dites lui que vous comprenez, que oui cela fait mal mais que la douleurs va passer. Demandez lui s’il veut un bisou, que vous souffliez dessus, un pansement etc.

Quand vous parlez à votre petit, mettez vous à sa hauteur, accroupi pour ne pas le « dominer ».

Expliquez lui les règles en les formulant positivement. Par exemple au lieu de dire «  tu ne dois pas sauter sur la canapé » dites «  sur le canapé on s’assoit ou on se couche c’est tout ». Au lieu de dire «  ne va pas sur la route «  dire «  marche à côté de moi, sur le trottoir ». Etc.

Ne pas donner plus de 3 consignes maximum à la fois.

Un enfant expérimente : il ne connais pas les règles de vie en société, il est important de les lui rappeler avec des termes simples afin qu’il les assimiles.

Certaines choses ne sont des bêtises que parce que nous adultes disons que ce sont des bêtises, quand nous étions enfants nous appelions cela un jeu ! Ne l’oublions pas !

En fin de compte nous pouvons dire que la parentalité positive est simple ce qui l’est moins c’est de gérer nous, parents nos propres émotions, et en arpentant cette voie de la bienveillance chaque parent s’apercevra qu’il a lui-même bien du mal à gérer certaines de ses émotions, tandis qu’il voudrait que son petit enfant maîtrise les siennes. Il s’agit donc d’un cheminement et nous grandissons avec nos enfants.

Cheminer vers la bienveillance c’est aussi cheminer pour soi-même car cela va permettre une introspection, une remise en question et une analyse de soi. En effet l’adulte pourra se questionner : Pourquoi tel comportement m’est si insupportable ?

Pourquoi est-ce que je me mets en colère ?

ou au contraire pourquoi suis-je incapable de maintenir un cadre et ériger des règles ?

Il est fréquent que les parents d’aujourd’hui reproduise le modèle éducatif qu’ils ont connu petits ou bien qu’ils aillent à son opposé justement. Mais encore plus insidieusement que certains comportements soient le résultats de réactions émotionnelles encore immatures parce que l’individu n’a lui même pas été suffisamment et/ou convenablement accompagné dans la gestion de ses propres émotions etc. Les comportements de l’adulte peuvent être le résultat de carences éducatives. Bien sûr cela ne veut pas dire que nous avons eu de mauvais parents, ils ont, pour la plupart fait de leur mieux avec les cartes qui étaient entre leurs mains. Mais comme tout parent, ils ont fait des erreurs et chacun de nous est un être imparfait tout comme le deviendrons nos enfants, il ne faut pas l’oublier.

L’exemple du prophète Muhammad sala Allah alayhi wa salam :

Nous remarquerons aussi que le prophète Muhammad SAWS par son comportement était un modèle de bienveillance y compris envers les enfants. En effet il se comportait envers eux avec patience et empathie, ne se montrait ni violent ni autoritaire mais au contraire permettait à l’enfant de s’exprimer au même rang que l’adulte. Comme cet enfant auquel il demanda la permission de servir des personnes âgées en premier : D’après Sahl ibn Sa’d (qu’Allah soit satisfait de lui) : “Le Messager d’Allah sala Allahu alayhi wa salam a amené une boisson dont il but avant de s’apprêter à servir le garçon à sa droite et les vieux qui étaient à sa gauche. Il demanda alors au garçon : “Me permets-tu de les servir les premiers ?”. Le garçon lui répondit : “Jamais je ne concéderai à quiconque la part qui, de droit, me revient de toi”. Le Messager d’Allah sala Allahu alayhi wa salam lui remit alors la boisson. (Boukhari).

Ou encore sa façon de jouer avec eux : Le Prophète attachait une grande importance aux jeux d‘enfants et il lui arrivait même de se joindre à eux dans leurs jeux comme en attestent plusieurs hadiths.

Soyons donc à son image et aidons nous des outils et conseils prodigués par les acteurs actuels de l’éducation afin de devenirs des parents mais surtout des êtres positifs et bienveillants !

 

Les 5 péchés maritaux

Soufiyân al-Thawrî mettait en garde ses jeunes étudiants se préparant pour le mariage en leur disant qu’ils s’apprêtaient à prendre la mer. Quelle métaphore ! Se marier, c’est effectivement s’embarquer dans une aventure forcément ponctuée d’agitations aussi houleuses qu’imprévisibles dont l’issue peut rapidement mener à fracasser l’embarcation conjugale contre les roches de la discorde. Parfois, le gouvernail du destin nous échappe, malgré les maintes précautions, la vigilance et l’expérience, mais le plus souvent les erreurs sont facilement évitables. Article écrit par l’Imam Abdullah Jalil

Les 5 péchés maritaux

En trois ans d’activité, à la mosquée dans laquelle j’officie, j’ai beaucoup écouté les problèmes des uns et autres , j’ai pu constater que les histoires se suivent et se ressemblent, je tenais donc à partager une petite liste non exhaustive des erreurs les plus courantes et les plus faciles à éviter avant le mariage…

1) La précipitation

Certes, nous sommes musulmans, par conséquent nous sommes régis par des règles morales strictes pour qui veut les observer avec scrupule. Cependant nous avons grandi et nous vivons dans des sociétés mixtes, où les hommes et les femmes se rencontrent, échangent, collaborent et s’observent. Il est peu probable d’avoir grandi en France, d’y atteindre l’âge nubile sans avoir côtoyé un individu dont on aura eu le temps d’observer avec minutie les faits et gestes et d’y remarquer maintes qualités que l’on espère retrouver chez un partenaire.

L’erreur c’est de refuser la réalité d’une société laïque et de s’imaginer vivre dans la virtualité d’une bulle islamique. Mieux vaut mille fois se marier avec quelqu’un de son environnement, qui a respiré le même air, aussi prévisible soit-il, que de s’imaginer vivre le bonheur idyllique avec un parfait inconnu, sous prétexte que l’on observe strictement les prescriptions de l’islam par le biais de la fameuse « mouqâbalah ».

Entendons-nous bien, la finalité de la mouqâbalah, n’est pas tant de faire connaissance que de prendre la température en vue d’une proposition de mariage. Le système est parfaitement huilé dans des sociétés où justement, tout le monde se connaît, qu’il s’agisse d’un village ou d’un quartier d’une grande métropole, les sociétés traditionnalistes sont organisées autour de réseaux extrêmement denses, dans lesquels les informations circulent rapidement, si bien que lorsque l’on cherche à épouser une amie de la famille de la voisine on sait quasiment toujours où l’on met les pieds. En France, le contexte est bien différent, nous vivons dans une société multiculturelle et cette diversité existe au sein de la communauté musulmane. Par conséquent juger un prétendant dont on ignore quasiment tout par le biais de simples rencontres est loin d’être suffisant à mon sens.

2) La frivolité

Lorsque l’on essaie de venir en aide à des couples musulmans en conflit conjugal, il est important de bien comprendre leur cheminement, en particulier la façon dont il ont été amené à se rencontrer et les raisons qui les ont poussés à constituer une famille. C’est peu dire que l’on est parfois surpris d’entendre que des décisions aussi graves que le choix d’un prétendant ou d’une prétendante sont prises parce que l’on aurait vu un rêve.

Sans rentrer dans les détails de la complexité du subconscient, ce genre de comportement est souvent lié à une mauvaise compréhension de la théologie musulmane. Certes, le Prophète (salla Allah alayhi wa salam) nous a recommandé la prière de la consultation, il l’enseignait comme s’il s’agissait d’une sourate du Coran (Boukhari). Il est également vrai que les rêves prémonitoires sont une réalité reconnue par la prophétie. Ceci dit, il n’existe pas à ma connaissance de lien direct et systématique entre la prière de la consultation et les rêves prémonitoires.

Au contraire, la sunna nous incite fortement à demander conseil à la suite de la prière en question, pas à n’importe qui évidemment, mais aux personnes connues pour leur sagesse ou leur expérience dans le domaine concerné. Ensuite, si la décision prise semble se concrétiser avec facilité et si l’on se sent en cohésion avec le projet visé, alors il faut considérer que c’est la bonne voie.

L’essentiel est de bien comprendre la psychologie et l’environnement de son futur partenaire et de vérifier que  l’on est parfaitement compatible et complémentaire, quitte à mettre de côté les sentiments et pour ce faire, on a souvent besoin d’un avis extérieur et objectif. Lorsque tous les voyants sont au rouge et que l’entourage nous déconseille fortement d’aller de l’avant, il est très périlleux d’aller de l’avant.

3) La culpabilité

En France, la majorité des musulmans sont issus de milieux modestes. En outre, le discours religieux tourne souvent autour de la patience, de la frugalité et de la nécessité de se détacher des biens matériels. À tel point que les sœurs qui cherchent à se marier renoncent bien souvent à réclamer leurs droits financiers, prenant souvent à contrepieds leur culture d’origine où la cherté de la dot fait souvent fuir les prétendants.

La peur de passer pour une personne cupide est en réalité un problème et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que la pauvreté n’est pas adoration en soi, mais c’est le fait de rendre grâce à Allah même dans l’adversité qui est méritoire. Or la pauvreté est source de nombreuses tensions, il n’y a donc pas d’intérêt à fonder un foyer à partir d’une situation financière difficile, tant qu’il est possible de faire autrement. Gardez à l’esprit qu’il existe un juste milieu entre les propositions irréaliste de prétendants sans le sous et l’exigence de dots faramineuses.

La dot permet de tester le sérieux du courtisan. Exiger une dot n’a rien de cupide, cela permet d’apprendre des choses sur sa personnalité, s’assurer que la personne qui se propose de partager votre existence exerce une activité professionnelle régulière, est capable de faire des économies, de gérer un budget et ainsi de suite. Ceci est d’autant plus étonnant lorsqu’on sait que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a recommandé à Fatima bint Qays de préférer Ousama ibn Zayd à Mou’âwiya ibn Abî Soufiyân, parce que ce dernier était démuni !

Je pense que si les sœurs étaient plus exigeantes en matière de dot et de niveau de vie, les frères feraient un peu plus d’efforts pour parachever leurs formations scolaires et professionnelles, ce qui aura forcément un impact vertueux sur la qualité de l’éducation de la descendance et ainsi de suite. N’oubliez pas que l’héritage n’est pas seulement matériel, il est également culturel et choisir un conjoint, c’est choisir une éducation pour ses enfants.

4) La naïveté

Le mariage civil ne devrait même pas faire l’objet de débat. Au delà du fait qu’il ne présente juridiquement que des avantages, je n’arrive toujours pas à comprendre comment des croyants peuvent-ils se présenter devant une administration – disons l’hôpital – et répondre : « non » lorsqu’on leur demande s’ils sont mariés !

D’aucun estime que cela n’est pas si grave, mais ça le devient lorsque l’on a besoin de l’intervention d’une autorité pour faire valoir des droits. Cela peut aller de l’exécution des dernières volontés du conjoint moribond, aux questions de filiation ou d’héritage ou plus couramment du divorce. C’est quand même bien plus simple de faire valoir ses droits si l’on est légalement marié, surtout pour une femme cherchant par exemple à limiter le droit de garde du conjoint pour une infinité de raisons, cela va sans dire.

Il est ici opportun de rappeler qu’en France il est illégal de contracter un mariage religieux avant un mariage civil. Pourtant les gens estiment fréquemment que leur cas est une « exception ». Néanmoins il n’est pas rare de voir les mêmes personnes six mois plus tard s’interroger sur la procédure à suivre pour pouvoir divorcer, alors qu’aux yeux de la loi elles n’ont jamais été mariées, elles n’ont alors aucune autorité pour les défendre efficacement.

5) La colère

On dit que la colère est mauvaise conseillère, dans un couple c’est particulièrement vrai. La colère est un prétexte à tous les excès, à l’outrance, à la vulgarité et j’en passe. Il ne faut jamais prendre une décision sous le coup de la colère,  surtout pas évoquer la séparation, le sujet est bien trop sérieux pour être l’objet d’une crise émotionnelle passagère.

Les gens s’imaginent trop souvent que leurs problèmes vont se résoudre par un simple divorce. Divorcer c’est comme s’amputer un membre, une opération qui ne devrait être sollicitée qu’en cas de nécessité, surtout quand il y a des enfants. Ce genre de décision ne peut qu’être le fruit d’une longue décision et surtout l’aboutissement d’un processus au cours duquel tous les recours ont été épuisés.

Un autre point qui me paraît important – et qui pourrait en faire réfléchir plus d’un – est que beaucoup de frères semblent ignorer que le divorce a un coût en islam. Il ne s’agit pas seulement d’un droit c’est surtout une responsabilité qui implique de subvenir aux besoins de son ex-femme pendant une durée déterminée, généralement évaluée à une voir deux années, on appelle cela nafaqat al-mut’a en arabe. Le but est de consoler la femme en lui allouant une compensation financière.

Ce genre de prescriptions religieuses ajoute nécessairement de la lourdeur aux procédures de divorce et invite l’homme avisé à bien réfléchir et à ne pas obéir à ses pulsions colérique au risque de se pénaliser inutilement.

En résumé

Le mariage est une embarcation capricieuse qui nécessite de bien choisir son conjoint avant de se donner toutes les chances de réussir cette épopée. Les raisons qui nous poussent à nous engager doivent être rationnelles et non seulement émotionnelles, tout comme il s’avère très risqué de négliger les aspects financiers et les précautions juridiques. Enfin, le divorce ne doit jamais être envisagé comme la solution miracle. Ces quelques règles paraîtront évidentes pour certains, mais à une époque où l’on exerce une telle pression sur les musulmans pour qu’il se marient à n’importe quel prix, il m’a semblé important des les rappeler.

 

Pour quelques conseils je vous invite à lire cet article : les 7 conseils pour un couple heureux.

Mon enfant a une croûte, est-ce de l’impetigo ?

L’impetigo est une infection cutanée superficielle fréquente chez l’enfant, nous allons voir dans cet article en quoi cela consiste et quels sont ses symptômes. Article écrit par Dr Nadia MOHAMMED.

L’impetigo

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit comme dit précédemment d’une infection cutanée superficielle due à une bactérie (staphylocoque doré ou streptocoque béta hémolytique le plus fréquemment). C’est une infection contagieuse, l’enfant peut se contaminer lui-même en étendant ses lésions à d’autres parties du corps et peut contaminer son entourage. C’est une maladie beaucoup plus fréquente chez l’enfant et beaucoup plus rare chez l’adulte.

Les lésions de l’impétigo sont caractéristiques, en effet elles sont jaunâtres et croûteuses.

Il existe une forme particulière d’impétigo : l’impétigo bulleux qui comme son nom l’indique provoque des bulles (comme des grosses cloques) dues à la présence d’une toxine libérée par certains staphylocoques.

L’impétigo peut aussi être une complication d’une autre affection dermatologique sous-jacente que le médecin devra rechercher. En effet, l’impétigo peut compliquer par exemple : une gale, une pédiculose, une dermatite atopique, une piqure d’insectes etc.

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic est clinique. Les lésions sont caractéristiques et elles ne sont pas accompagnées de fièvre ni d’altération de l’état général. La forme particulière de l’impétigo bulleux se diagnostique également par son aspect caractéristique. L’impétigo bulleux ne s’accompagne pas également ni de fièvre ni d’altération de l’état général.

Les prélèvements locaux ne sont pas indispensables sauf dans certains cas particuliers : les formes diffuses, les formes récidivantes, les formes résistantes au traitement et dans le cas d’épidémies.

Votre enfant fait plusieurs épisodes d’impetigo, que faire ?

Bien entendu il faut le préciser à son médecin. Celui-ci devra rechercher la cause de ces récidives. Plusieurs causes sont possibles :

  • Portage du germe au niveau
    • Des conduits auditifs externes
    • Du nez
    • De l’ombilic
  • Ou contamination extérieure par exemple par :
    • L’entourage
    • Objets porteurs des germes comme un téléphone portable etc.

Quel est le traitement de l’impétigo ?

Si l’impétigo est local et limité, le traitement consiste en un traitement antibiotique local. Attention les antiseptiques sont inefficaces en cas d’impétigo.

Si l’impétigo est plus étendu ou sous sa forme bulleuse, une antibiothérapie par voie orale est nécessaire.

Dans tous les cas, il convient de consulter votre médecin traitant pour qu’il puisse examiner votre enfant et faire le diagnostic.

Témoignage : J’ai fait la hijra

Moussa et Nicolas ont tous deux fait la hijra et partage avec vous leur expérience au travers de ces témoignages.

J’ai fait la Hijra

Moussa : “La hijra quelle belle aventure”

Je suis Moussa Abou Youssouf, français, converti depuis 1998, marié et père de famille al hamdoullillah. Je viens apporter mon témoignage incha Allah sur ma hijra, en espérant qu’il sera source de motivation bi idnillah.

J’ai beaucoup voyagé dans le but d’apprendre et d’enrichir ma culture religieuse : Arabie Saoudite, Koweït, Madagascar, Cameroun, Égypte… Mais avant l’arrivée de mes enfants, je ne me suis jamais imaginé quitter la France. Par contre dès l’arrivée de mon premier en 2009, je commençais à me projeter dans l’avenir, sur tout ce qui concernait l’éducation, l’environnement dans lequel il allait vivre pour préserver sa foi et un bon enseignement. Les années passent, 2013 la famille s’est agrandi macha Allah et mon inquiétude devenait plus grande !

Les choses changent tellement vite, avec tous ces évènements, le système éducatif ne me convenait pas. Plus les jours passaient, plus je voyais mes enfants grandir et plus je me posais des questions : Quel avenir pour eux ? Quelle ambiance pour notre foi ? Ces deux questions m’ont amené comme réponse : la Hijra !

La hijra quelle belle aventure ! Mais où aller ? Où allons-nous vivre le reste de notre vie ? A vrai dire le choix n’a pas été très difficile, le Maroc, pourquoi ? Tout simplement car c’est le pays d’origine de mon épouse.

Après de longue soirée de discussion avec mon épouse, nous avons décidé de fixer une date de départ, tout en plaçant notre confiance en Allah. Septembre 2014 sera le départ d’une nouvelle vie incha Allah. SoubhannAllah après avoir fixé cette date de départ, notre vie avait déjà changé et les étapes qui s’ensuivèrent au niveau des préparatifs, nous ont été grandement facilitées par Allah !

Arrivés au Maroc, on a découvert notre nouvel environnement, notre nouvel appartement à Marrakech et cette merveilleuse ambiance qui y règne. Il fait beau, les gens sont chaleureux et nos voisins très respectueux. Notre adaptation a été rapide el hamdoullilah, les enfants ont fait leur rentrée scolaire et moi pendant ce temps je ne savais pas trop quoi faire, il fallait que je trouve un travail pour subvenir aux besoins de ma famille.

Cela a été l’étape la plus difficile, mais sans jamais désespérer de la miséricorde d’Allah. J’ai alors commencé par la vente d’horloge murale que je fabriquais moi-même sans grand succès. Je finis par trouver du travail dans un centre d’appel mais finalement je n’y suis resté que 4 mois !

Quelques mois plus tard, j’ai fait la connaissance d’un frère qui me parla d’une formation « comment gagner sa vie sur internet avec un blog ». Cette idée m’a tout de suite intéressé et je me suis dit : « pourquoi pas ? » Pourquoi passer à côté de cette opportunité et de plus, une chose me manquait énormément, une chose que je faisais en France depuis mon retour d’Égypte en 2009 :  l’enseignement de la langue Arabe aux enfants. Ainsi via cette formation m’est venu l’idée, par la grâce d’Allah, de reprendre l’enseignement via internet. Avec cet outil très puissant j’enseignerais non seulement aux enfants de ma ville mais également de toute la France et d’ailleurs !

Après avoir durement travaillé en me formant chaque jour (car je ne connaissais mais rien, de rien, je ne savais même pas créer un blog), j’ai réussi au bout d’un an de travail à pouvoir réaliser ce merveilleux projet qu’est Talamize. Un blog qui a pour objectif de mettre à disposition de notre communauté des supports interactifs Ludo-éducatifs qui permet à nos enfants de prendre du plaisir à apprendre tout en leur offrant un enseignement de qualité. J’ai également mis en place une formation complète pour aider les parents à apprendre à lire et écrire l’arabe à leurs enfants facilement.

Ces deux années ont été un très grand tremplin vers une nouvelle vie, tant de changement, les avantages sont innombrables, on ne cessera jamais de remercier Allah qui nous a permis d’être ici aujourd’hui, en lui demandant chaque jour de nous faciliter la suite, ainsi qu’à tous les mouhajirounes et tous ceux qui souhaitent accomplir la hijra.

Faites les causes, placez votre confiance en Allah et foncez. Soyez sûrs qu’Il ne vous abandonnera pas et vous apportera une issue favorable.

Nicolas : “Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai commencé à penser à l’expatriation”

Je suis Nicolas de Coran-francais.com. J’ai déménagé au Maroc il y a un peu plus d’un an, en novembre 2015.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles j’ai commencé à penser à l’expatriation. Des motivations économiques, mais aussi et surtout, pour quitter le climat social français (montée de l’islamophobie, puérilisation des débats politiques etc.) qui accaparait mon attention et nuisait à mon développement personnel et professionnel. En effet, bien souvent préoccupé par les débats stigmatisants des politiques et de monsieur tout le monde sur l’Islam et les Musulmans, mon esprit n’était pas mobilisé sur des choses bien plus importantes, positives et constructives (l’expression “ils nous prennent la tête” prend ici tout son sens).

J’ai choisi le Maroc parce que j’ai rencontré une Gadirienne à laquelle je me suis marié. Je suis très content d’être dans ce pays où je ne me sens absolument pas discriminé (sauf dans les transactions commerciales lol). L’accueil des marocains est très chaleureux, le climat est super, les gens sont davantage focalisés sur l’essentiel. De plus je suis content de contribuer à l’économie de ce pays dont l’actualité est toujours plus positive, cela change de la France où l’on a l’impression que tout régresse et ce malgré l’augmentation de nos charges et impôts !

Travaillant dans le web j’ai de la chance de pouvoir continuer le même métier qu’en France et d’avoir pu garder tous mes clients malgré mon déménagement, c’est un avantage des métiers numériques et je sais que tout le monde n’a pas cette chance… Néanmoins, “l’expertise française”, les diplômes français et même la nationalité française semblent primer sur tout ce qui est marocain aux yeux des recruteurs et de la clientèle… Ce triste complexe marocain favorise l’intégration des expatriés des pays riches.

Étant marié avec une marocaine, la démarche pour obtenir un visa m’a été facilité. La seule chose à savoir est que si vos revenus sont générés en France vous êtes considérés comme sans revenus au Maroc ! La solution proposée par le service des étrangers dans ce cas est de procéder à un virement sur le compte de votre conjoint(e) et de se déclarer à sa charge (même si elle est étudiante et que c’est donc illogique).

Pour finir, j’encourage quiconque veut fuir le stress et augmenter son pouvoir d’achat à sauter le pas et à s’expatrier dans un pays comme le Maroc, sans réserve.

L’instruction alternative, remède contre une école en crise ?

instruction alternative

Les politiques menées depuis près de quarante ans pour réformer l’éducation nationale n’ont pas empêché la France de plonger année après année dans les tréfonds des classements, internationaux comme européens. Article écrit par Assmaâ RAKHO MOM.

Article tiré du numéro 8 d’Ahly Mag

Car si l’Éducation nationale tente tant bien que mal de continuer à instruire les enfants qui lui sont confiés, elle tente également parfois de les éduquer à la place des parents. Il ne faut en effet pas confondre éducation et instruction. L’éducation s’appuie sur la socialisation pour transmettre des valeurs, alors que l’instruction est sensée apporter la culture, le savoir, un métier. Quand éducation et instruction sont réunis, l’école donne à tous les moyens de devenir, de s’épanouir, et d’exceller dans leurs domaines de prédilection.

Or, ce n’est plus ce qui advient. Inégalités, pédagogies inadaptées, pressions, classements, manque de motivation des enseignants, etc., les griefs sont nombreux à l’endroit de l’Éducation nationale et de l’école traditionnelle. Et depuis les années 60, les nombreuses réformes et aménagements n’y ont rien fait. Au contraire, elles n’ont fait que bloquer davantage le dynamisme et l’ardeur des enseignants comme des parents et des enfants.

De plus, loin de réduire les inégalités sociales, l’école les accentue et les amplifie, les reproduisant plus profondément, voire plus violemment encore. Ainsi, selon la dernière enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis de l’élève) publiée début décembre 2013, le système éducatif français laisse beaucoup trop d’élèves sur le bord de la route. Ainsi, 22% des jeunes les plus défavorisés « confinent à l’excellence », contre 26% dans l’OCDE, et 22,5% des résultats des jeunes français en mathématiques sont directement reliés à leur milieu social, contre 15% en moyenne dans l’OCDE. De plus, la ségrégation sociale, territoriale, et donc scolaire, est de plus en plus croissante, avec les « bonnes » écoles d’un côté, et les autres ayant mauvaise réputation. S’ajoute à cela un certain rejet des valeurs transmises par la famille, et surtout, l’application de plus en plus étendue d’une laïcité excluante, discriminatoire. C’est ainsi par exemple que des mères voilées se voient refuser le droit d’accompagner leurs enfants en sorties scolaires ou encore que des jeunes filles portant de longues jupes se voient refuser l’accès à l’éducation.

Face à cet état de crise latent, beaucoup de parents s’interrogent, cherchent des solutions, voire des alternatives. C’est également le cas de beaucoup de familles musulmanes, celles-ci se sentant de plus en plus rejetées, agressées par l’Éducation nationale. Or, même si des alternatives, il en existe, et nombreuses, peu d’écoles musulmanes ont jusqu’à présent réussi le pari d’offrir un enseignement de qualité, et les tarifs restent prohibitifs !

En attendant, s’engouffrant dans la brèche et dans les failles du système éducatif français, les adeptes des pédagogies alternatives, des pédagogies nouvelles, de l’instruction en famille ou encore de l’instruction libre ont le vent en poupe !

Développer l’autonomie des enfants, leur esprit critique, leur apprendre à apprendre, s’adapter au rythme de l’enfant, adopter un système de notation autre, enseignement centré en premier lieu sur l’épanouissement de l’enfant, valoriser la réussite quel que soit le domaine de prédilection, etc., telles sont, parmi bien d’autres, les promesses de ces écoles dites alternatives. En clair, elles promettent tout ce que l’école publique classique réalise de moins en moins. Et surtout, ces méthodes d’apprentissage ont su prouver leur efficacité depuis plus d’un siècle. En 2006, une étude publiée dans la revue Science a montré que des enfants venant de milieux défavorisés envoyés dans une école Montessori sont mieux préparés que leurs « semblables » s’agissant de la lecture et des mathématiques. Et à plus long terme, les élèves ayant fréquenté ces écoles dites « différentes » s’adaptent mieux à de nouveaux environnements. En France, ce sont plus de 20 000 élèves qui fréquentent des écoles à pédagogies alternatives, et on compte une centaine d’établissements sur tout le territoire, toutes pédagogies confondues. Or l’Éducation nationale peine à les intégrer, l’abandon de la notation-sanction ayant été maintes fois évoquée, mais jamais appliquée par exemple.

Nombres de familles gagneraient par ailleurs à ce que ces pédagogies alternatives ne le soient plus. Car si les écoles alternatives ont le vent en poupe, seule une minorité peut se permettre d’y placer ses enfants, les tarifs pratiqués restant en effet excessivement élevés. L’enjeu ? Ré-égayer enseignants et enfants.

Revue de presse du mois de Janvier

Voici comme tous les mois, la revue de presse ! Nadia du blog Consomouslim a fait un tour de la presse et a choisi pour vous des lectures enrichissantes et à découvrir sans plus attendre.

Revue de presse 01/17

Famille

Psychologie

Société

Spiritualité

Écologie

Témoignage : Je suis mère célibataire

Nozaym a accepté de livrer son témoignage de maman célibataire et de partager avec vous son quotidien avec ses hauts mais aussi ses bas.

Témoignage de Nozaym, 32 ans

Aujourd’hui et plus que jamais, on ne compte plus dans la communauté musulmane le nombre de femmes divorcées, qui se retrouvent célibataires avec des enfants de leur précédent mariage. On peut se dire « Oh  c’est classique maintenant ! ça se fait… ». Souvent incomprises, ignorées, on méconnait finalement le quotidien et les émotions qui animent la maman célibataire. Les joies, les peines, les difficultés, les espoirs, l’organisation, les changements à opérer…C’est pourquoi je viens vous apporter mon témoignage Inshâ Allâh.

Je m’appelle Nozaym, j’ai 32 ans, musulmane depuis environ 13 ans, j’ai 2 enfants de 8 et 2 ans nés de mon union maritale et je vis seule depuis l’été 2015. Je suis restée mariée presque 10 ans avec un homme et nos chemins se sont séparés malgré des essais durant de longues années pour relancer dans le bien notre relation, tout du moins la maintenir…avant tout pour nos enfants. Car oui ! Il est toujours très difficile de se résigner au divorce et notamment quand il y a des enfants en jeu. On sait très bien que les conséquences ne sont pas toujours que positives. Alors on patiente et on essaie, mais lorsque les chemins sont décidément incompatibles, il faut savoir prendre les mesures nécessaires au bien-être de tous.

Au début, j’ai eu peur, de tout : du renouveau, de sauter dans le « vide », dans l’inconnu, moi qui était totalement dépendante et inactive avant. Allais-je devoir retravailler à l’extérieur, ne plus ainsi m’occuper autant de mes enfants comme je le faisais jadis, ne plus faire mes prières à l’heure ? Comment allais-je subvenir à nos besoins ? Et le divorce et toutes ses démarches administratives, ça me faisait peur… Et puis vais-je réussir à me remarier ? Bref, je me posais un tas de questions qui créaient en moi des angoisses et émotions négatives. Puis le temps fait bien les choses, beaucoup d’invocations et Allah facilite pour tout d’une façon incommensurable…

Au quotidien

Pour le moment je n’ai pas repris mon activité professionnelle, ce qui ne saurait tarder Inshâ Allâh. Je suis assistante maternelle agréée, c’est une profession qui me permet vu le petit nombre d’enfants gardés de couvrir tout juste les dépenses obligatoires à faire. Les aides sociales, qui je dois dire dans ma situation sont une facilité et une aide importante me permettent de joindre les 2 bouts même si il ne me reste que peu pour les « plaisirs ». Donc voilà l’aspect financier dans ma situation n’est pas idéal mais vivable Hamdullilâh.

Le plus difficile réside dans le fait d’être constamment seule avec ses enfants. Je n’ai aucune famille proche résidant à côté, donc je suis maman à temps plein la semaine non stop et c’est fatiguant, voir très, physiquement et émotionnellement certains jours, car mes enfants sont adorables mais ma patience n’est pas infinie et parfois j’en manque beaucoup, ainsi que de bienveillance. Il y a comme un ras le bol dans ces moments surtout d’être seule et ne pas avoir un époux pour me soutenir moralement et physiquement et me permettre de me décharger, qu’il s’occupe aussi de mes enfants etc

Être maman solo, c’est aussi une grande source de bonheur et de bienfaits non négligeables car je manage mon temps avec eux comme je l’entends sans compte à rendre, j’ai des instants de jeux, de sourires, de tendresse, parfaitement exclusifs avec eux et c’est très gratifiant en tant que mère. Il y a une espèce de liberté dans ma façon de les « accompagner/éduquer », de leur transmettre aussi notamment religieusement ce qui me plaît parce que j’estime essayer de faire de mon mieux pour eux sans personne pour me contrer ! Mon rôle de mère et d’éducatrice religieuse est encore plus valorisant pour moi du fait que j’assume tout cela seule.

Tous les jours ou presque, le soir avant de dormir, je me fixe des objectifs d’une part sur moi-même par rapport à la direction que je souhaite donner à ma vie, mes faiblesses, ce que je peux améliorer etc, je m’éduque moi-même avec mes enfants qui mettent en lumière mes fragilités et cela me permet de me remettre en question et de devenir une meilleure version de moi-même par rapport à la veille.

Il est vrai que je suis parfois terriblement fatiguée et du coup agacée avec mes enfants, avec des propos parfois durs, très durs et anti-pédagogiques. Mais je me reprends toujours et je prends soin de discuter tous les jours avec eux, de leur expliquer les choses, notre situation actuelle etc. Je les laisse s’ouvrir à moi et me confier toutes les émotions qui les parcourent sur tout ce qui peut les préoccuper. Je dirais que dans ma situation, j’essaie même si j’échoue parfois, d’avoir une écoute bien plus active, encore plus de tendresse et beaucoup de lâcher prise !

J’ai aussi un temps exclusif de jeu avec eux tous les jours ou presque et ça nous fait beaucoup de bien pour recharger positivement les émotions. Du coup je les sens après moins en demande ou difficiles à gérer. J’ai revu ma façon très codifiée voir maniaque de m’occuper d’eux et je me laisse porter avec eux tout en gardant l’objectif d’être un bon exemple pour eux. J’essaie d’être ferme car je trouve qu’en étant seule mes enfants ont parfois plus de mal à m’écouter, ils essaient toujours de contourner les limites.

D’un point de vue religieux, je leur lis des livres qui ont attrait à l’Islam très régulièrement. Je relie chaque acte quotidien même bénin en apparence au Créateur afin que l’Islam et Dieu soient ancrés dans leur cœur et inshâ Allâh dans leur pratique. Je prie toujours devant eux pour leur montrer l’exemple, j’incite mon fils à prier quotidiennement tout en l’aidant pour la récitation, on fait des invocations à voix haute ensemble…Voilà, tout cela pour dire qu’à mon modeste niveau j’essaie de maintenir et embellir l’iman en eux par Sa Permission.

L’organisation, quant à elle, est l’axe prioritaire qui régit toute ma vie de maman solo ! Elle doit être millimétrée, du matin au coucher, j’essaie d’optimiser au mieux mon temps pour ne pas le perdre et faire un maximum de choses. Je me suis vite rendue compte aussi que pour être bien , « mieux » avec mes enfants , j’ai besoin de ne pas être « qu’une » mère et d’avoir donc des moments exclusifs rien que pour moi. Donc dès que je peux dégager un temps libre (sieste des enfants, le soir après leur coucher, le week-end quand ils ne sont pas avec moi etc), j’étudie l’Islam, je vais à des conférences, je lis, j’écris, je vois des personnes, ce qui me permet d’avoir une vie sociale, m’enrichir et exister dans d’autres rôles que celui de maman et du coup après je suis « rechargée » et meilleure avec eux !

Les journées quand ils sont là notamment sont bien établies, de l’organisation du repas, à l’habillement , aux sorties, à l’heure de la douche, de l’histoire, des rituels avant de dormir, à l’heure de leur coucher etc, tout est bien programmé, je connais le temps de durée de chaque rituel (lire une histoire, manger etc) et je pense que eux aussi ça les rassure quelque part, mais à la fois il m’arrive comme dit plus haut de « lâcher prise » et ne pas respecter strictement tout ce que j’avais prévu dans le fond comme dans la forme.

Pour conclure, être maman célibataire avec des enfants demande une profonde remise en question, beaucoup de confiance en Lui, d’invocations, demander Son Aide, repenser complètement sa vie pour tous les axes. Cela demande du temps pour faire taire certaines peurs et angoisses, il y a des jours où on échoue et il faut savoir accepter que l’on est pas toujours au top, on apprend beaucoup sur nous-même dans cette situation, on se renforce et en fin de compte pour ma part, je parviens à présent à n’en voir que tous les bienfaits présents et ils sont si nombreux ! Apprenons aussi à la pédagogie de la vie dans chaque épreuve : laisser « le temps » faire les choses et les cicatriser, Hamdullilâh.

Zoom sur la psychomotricité : Rééduquer tout en jouant

Beaucoup de parents aimeraient se transformer en petite souris ou coccinelle, au choix, pour observer ce qui se passe durant la séance de psychomotricité. Mais que font leurs enfants ? La plupart du temps, quand ces derniers acceptent de se dévoiler, ils racontent simplement « on a joué ». Les parents souhaitent en savoir d’avantage. Naturellement, les enfants continuent dans leur lancée mystérieuse « au dobble, aux cartes, à jenga…». Voilà les parents bien plus avancés…

Comment ne pas mettre en doute le professionnalisme de ces thérapeutes pour enfants qu’on a envie d’assimiler à des animateurs tellement leur mallette est rempli de jeux, de balles et tubes à bulle (ah, ça, c’est moi) ? En quoi est-ce thérapeutique ? En quoi est-ce rééducatif ? Article écrit par Rokiyah HOSEN, psychomotricienne.

Et si on jouait aussi à la maison ?

Rappelons que le jeu est l’activité principale de l’enfant. Il est indispensable pour son développement psychomoteur, intellectuel, affectif et psychique.

Selon D. W. Winnicott, pédiatre, psychiatre et psychanalyste anglais :

« C’est le jeu qui est universel et qui correspond à la santé : l’activité de jeu facilite la croissance et par là même, la santé. (…) Ce qui est naturel, c’est de jouer. »

Pour l’enfant, le jeu est l’expression de son être et permet ainsi d’en savoir plus sur son imagination,  sa compréhension du monde et son mode de communication.

L’approche corporelle est la spécificité de la thérapie psychomotrice, elle prend donc en compte les acquisitions corporelles, les fonctions cognitives et les désirs de l’enfant. Ainsi, en psychomotricité, jouer ensemble donne des indices sur son potentiel psychomoteur comme sa motricité globale et fine, sa connaissance du corps ou bien son orientation dans l’espace-temps et sa façon d’être dans son environnement.

Le projet thérapeutique comprend le jeu. Le psychomotricien trouve le juste milieu et garde en tête les objectifs de rééducation à atteindre. Le bilan psychomoteur ayant mis au préalable en évidence les compétences de son jeune patient, le thérapeute va l’aider à vivre des expériences corporelles qui ont manqué, qui se sont transformées en blocage.

Maintenant que vous en savez plus sur la place du jeu en psychomotricité, je vais partager avec vous quelques jeux issus de ma pratique en libéral. Peut-être les regarderiez-vous avec un nouvel œil ?

Le Dobble

  • Nombre de joueurs : 2 ou plus.
  • Objectif : Repérer le symbole commun.

Le jeu a comme intérêt de travailler l’attention, la mémoire, la concentration et l’inhibition. L’enfant développe aussi l’exploration de son espace visuel associé au réflexe. Dobble permet d’en savoir sur la catégorisation et les associations de mots à travers le vocabulaire que l’enfant va utiliser spontanément pour être compris de tous les joueurs. Peut-être va-t-il répéter vos mots ?

Justement pour les plus jeunes enfants, il existe des versions kids avec des images d’animaux très chouettes (il n’y a plus d’images symboliques) et 1,2,3 sur les chiffres et formes géométriques.

Bazar Bizarre

 

  • Nombre de joueurs : 2 ou plus.
  • Objectif : Attraper le bon totem (ou les totems).

Encore un jeu de rapidité, mais cette fois=ci, il ne faut pas attraper ce qu’on voit sur la carte présentée au fur et à mesure : ni l’image, ni la couleur. Bazar Bizarre est un excellent jeu d’inhibition, les participants doivent apprendre à anticiper et contrôler leur geste afin de ne pas attraper le mauvais totem (et ne pas blesser les autres joueurs).

Il existe en version « Ultime » avec encore plus de possibilité ou plutôt de difficulté.

 

 

Triominos

  • Nombre de joueurs : 2 ou plus (ou seul, pourquoi pas ?)
  • Objectif : Avoir le maximum de points (mais, entre nous, la version domino est déjà très riche et intéressante)

Avec le triominos, on y travaille également l’attention, la concentration et l’exploration visuelle. L’enfant développe d’autres compétences comme la mise en place de stratégie d’organisation spatiale, de planification et la flexibilité mentale.

De même, triominos junior bien que destiné initialement aux plus jeunes offre une version colorée pour faciliter les repères spatiaux, est également à tester.

Jenga

  • Nombre de joueurs : 2 ou plus
  • Objectif : Ne pas faire tomber la tour

Excellent jeu de coordination oculo-manuelle et de motricité fine, Jenga demande beaucoup de dextérité et d’habileté. Il nécessite une bonne régulation tonique du corps en entier, de la station assise, des bras jusqu’au bout des doigts.

Il est possible de varier les règles du jeu en y collant par exemple des gommettes de couleurs aux extrémités des bâtonnets et de demander de retirer uniquement telle pièce ou bien de proposer de ne jouer qu’avec une main (pousser et tirer).

IQ fit

 

  • Nombre de joueurs : 1 ou chacun son tour
  • Objectif : Compléter les cases vides avec les pièces restantes

Un grand succès auprès des enfants et des parents. Le jeu est fourni avec un livret qui propose  des niveaux croissants. La difficulté est de passer de la 3D à la 2D pour commencer le puzzle, puis de le compléter uniquement en 2D afin de laisser le plateau à plat.

Le jeu demande un travail de coordination, de flexibilité et de rotation mentale notamment quand il s’agit de faire tourner la pièce dans sa main et aussi mentalement pour anticiper. Le jeu stimule la motricité fine et demande un maintien de la concentration.

L’avantage de la collection smartgame est sans aucun doute le jeu en solo et en autonomie. Les livrets fournis offrent des repères pour démarrer la partie et proposent des niveaux stimulants. L’enfant a le sentiment de progresser de page en page, il est motivé pour relever les défis, un peu comme avec les jeux vidéo (candy crush bonjour !).

Je n’ai volontairement pas donner de tranche d’âges afin de ne pas vous limiter dans votre plaisir, à vous de profiter des différentes adaptations.

Voici un article pour apprendre à passer du temps avec ses enfants : cliquez ici

Témoignage : Je fais l’école à la maison

IEF

L’instruction en famille (IEF) s’avère être le choix de plus en plus de familles. C’est le cas de Naoual et Mahdiya qui nous livrent leur témoignage sur l’IEF.

Je fais l’école à la maison

Naoual : “C’est une formidable aventure à vivre en famille”

Je suis maman de trois enfants de 9, 7 et 4 ans. Qui aurait cru il y a 3 ans que j’instruirais mes enfants à la maison ? En tout cas pas moi !! La responsabilité d’un tel acte me paraissait trop lourde à porter !

C’est au cours de l’année de CP de ma fille et MS (ndlr : moyenne section) de mon fils, alors que mon dernier approchait ses un an, que j’ai commencé à envisager sérieusement la chose. Ma fille et mon fils s’adaptaient plutôt bien au contexte scolaire mais je devais reprendre beaucoup de choses à la maison tant au niveau instruction qu’éducation au sens large du terme.

Mon mari et moi étions convaincus des bienfaits de l’instruction en famille pour l’équilibre et l’épanouissement des enfants et ce, dés le départ de la scolarisation de ma fille en maternelle… Néanmoins, n’étant pas assez forte pour affronter la pression sociale, notamment celle de mes plus proches parents, l’idée a fini aux oubliettes !

Quelques années plus tard, après mûre réflexion et en concertation avec les enfants, nous avons sauté le pas ! C’est ainsi que je nous ai fais confiance en m’en remettant à Allah pour qu’Il nous facilite.

Nous avons annoncé la nouvelle à nos proches, qui étaient plutôt réticents et ne comprenaient pas vraiment nos choix. Ceci dit, nous voulions les informer mais pas forcément leur consentement, simplement l’acceptation de notre choix d’éducation et d’instruction. Finalement, ce fut le cas el hamdouliLlah.

Pour commencer, j’ai suivi quelques formations pour avoir plus d’outils pédagogiques à offrir à mes enfants. Étant diplômée en psychologie, cela me permet d’adapter le mode de présentation des connaissances, mais je continue à me former au gré des leurs besoins.

Au quotidien, nous avons un espace dédié à l’instruction, où nous suivons des cours par correspondance avec des évaluations régulières à renvoyer et un professeur référent correcteur, présent pour toutes demandes. Cette formule permet aux enfants d’avoir un certificat de scolarité et un bulletin avec passage officiel de niveau en niveau, ce qui facilitera une éventuelle réintégration dans le système scolaire traditionnel.

Une journée typique commence par l’enseignement des mathématiques et du français le matin ; l’après midi est dédiée aux matières comme l’histoire, la géographie et les sciences. Cette année, nous avons mis en place des cours d’anglais hebdomadaires avec une autre famille “iefeuse”, nous nous rencontrons tous les mercredis autour d’un thème pour pratiquer l’anglais comme une langue vivante!

Aussi, dés le départ nous avons adhéré à une association regroupant une centaine de familles de toutes origines, pratiquant ou pas l’école à la maison, qui organise régulièrement des sorties, rencontres et ateliers.

Ainsi donc, notre organisation n’est pas figée, elle peut varier selon les sorties et ateliers intéressants que l’on peut dénicher, ici et là, selon les envies du moment.

Cela fait trois ans maintenant, c’est une formidable aventure à vivre en famille. Certes, cela demande beaucoup d’organisation, de travail sur soi, de remise en question permanente et beaucoup d’énergie !! Mais ça en vaut la peine, je suis fière de l’évolution et du parcours de notre famille et de mes enfants, j’espère les accompagner encore longtemps ainsi.

Mahdiya : “Ce qui nous a conforté dans notre choix c’est d’avoir placé notre confiance en Allah qui a mis en nous une sérénité”

Je suis Mahdiya, j’ai 29 ans et je suis maman de deux petites filles : ma grande que j’appellerais ici N. a 5 ans ½ et ma deuxième M. a 3 ans. Et récemment bébé 3 qui est venu agrandir cette fratrie. Nos filles n’ont jamais été scolarisées et nous avons fait le choix de l’IEF.

En fait cette idée a germé en moi lors de ma 1ere grossesse. Je suis monitrice éducatrice de formation, j’ai exercé quelque temps dans ce milieu qui me passionne. Lorsque j’ai senti mon bébé grandir en moi, je me suis dit qu’il me semblait incohérent de retourner m’occuper d’autres enfants et de laisser les miens à d’autres personnes. Cela ne me convenait pas, je me sentais responsable de leur éducation et de tout ce que cela impliquait, je souhaitais donc en être l’actrice principale. C’est une décision que nous avons longuement mûrie avec mon époux, il nous a fallu du temps et beaucoup de questionnement pour évaluer si c’était vraiment ce qui nous semblait être le meilleur pour notre famille. Al hamdulillah aujourd’hui nous en sommes convaincus.

Mes filles sont encore petites et devraient être en maternelle, ma grande néanmoins a un niveau CP mais avoir une année d’avance n’est pas rare en IEF. En effet cela nous permet d’avancer au rythme de l’enfant et non pas de lui imposer un rythme global et général qui ne lui conviendra peut-être pas.

Notre manière de faire pour le moment est assez proche de ce que l’on appelle l’unschooling. Mais contrairement à ce que l’on peut penser cela ne signifie pas aucun travail formel. Mais plutôt pas de cours magistraux ni de thèmes imposés.

Depuis que N. est petite, je suis ce qui l’intéresse. Très tôt elle a souhaité lire, nous avons donc abordé la lecture et à 4,5 ans elle a su commencer à lire, plus tard elle s’en est détournée, tout comme elle s’est détournée des exercices dans les cahiers pour se passionner pour la nature, les animaux et s’enrichir au travers de reportages, de lectures que nous lui faisions et d’insatiables questions auxquelles nous tentions de trouver des réponses. C’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré le cahier des questions dans lequel je note celles qu’elle me pose et nous cherchons ensuite les réponses. Cela lui apprend à trouver les supports adéquats pour faire des recherches dans les domaines qui l’intéressent. Ce sont les apprentissages informels.

Depuis peu elle revient vers la lecture et elle a fait un bond en avant quant à la fluidité avec laquelle elle lit et la compréhension de ce qu’elle lit.

En fait en apprenant par le jeu ou tout autre support qui intéresse l’enfant c’est comme si l’apprentissage était beaucoup plus rapide. Par exemple il a suffit de passer 10 minutes sur le sol à compter des cailloux pour qu’elle intègre le principe de multiplication.

M. quant à elle a plus de facilités pour tout ce qui est manuel et apprend énormément par l’observation et le mimétisme. C’est aussi ce qui fait qu’aujourd’hui elle apprend les lettres car elle veut lire, comme sa sœur : et bien lisons !

Je ne suis aucune pédagogie en particulier mais m’inspire de plusieurs en les mixant à notre convenance pour trouver ce qui convient le mieux à chacun de nous, car chaque enfant est différent et ce qui marche pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre. Il est important que le tout convienne aussi aux parents qui se chargent de l’instruction. Je m’inspire donc de la pédagogie de Maria Montessori, de Charlotte Mason, de Steiner. Les travaux d’Isabelle Filliozat sont aussi utiles bien que ne traitant pas d’instruction mais d’éducation. L’un et l’autre me paraissent indissociables surtout dans le cadre de l’IEF.

Je m’inspire aussi du modèle Québécois où j’ai vécu plus jeune. Pour la primaire, les élèves n’ont pas de champs de compétence à remplir chaque année, mais en fin du cycle de primaire. Ainsi ils sont acteurs de leur apprentissage et peuvent choisir une année de s’impliquer plus dans les mathématiques, l’autre dans l’histoire etc. Mais ils savent qu’à la fin du cycle de primaire ils devront avoir clos chaque module. Je trouve ça génial car en même temps cela donne un certain cadre tout en laissant l’enfant libre, autonome et responsable de son apprentissage.

Bref je pioche ci et là, j’observe mes filles, j’essaie de suivre leur rythme, de les stimuler en leur donnant le goût d’apprendre, c’est en fait cela qui me tiens le plus à cœur, leur donner l’envie d’apprendre, car si elles font les choses avec passion tout apprentissage leur sera facilité. Comme le disait Idriss Aberkane, Docteur en neurosciences notamment, dans l’une de ses conférences, si la nature (et je dirais même si Allah) a sélectionné le jeu comme moyen d’apprentissage privilégié au sein de la nature, faisons confiance à Sa sagesse. Ainsi le jeu et surtout en grandissant la notion de plaisir dans l’apprentissage, est selon moi la clé pour acquérir des connaissances de manière sûre, durable et efficace.

Je ne dirais pas que c’est toujours facile, parfois je doute, j’ai peur de mal faire etc. Mais quelques soient les choix que nous faisons dans la vie, je pense que rien n’est jamais dépourvu de difficultés. L’essentiel est de les surmonter. Ce qui nous a conforté dans notre choix c’est d’avoir placé notre confiance en Allah qui a mis en nous une sérénité et c’est ce qui nous a renforcé et soutenu jusqu’à aujourd’hui. Si un jour nous sentons que cela n’est plus ce qu’il y a de mieux, nous ne serons pas fermés pour envisager autre chose incha’Allah. Rien n’est immuable si ce n’est Lui !

L’éducation de nos enfants est une chose si essentielle, ils sont les générations futures, en faire des êtres intelligents est important certes, doués oui mais surtout pieux, ce qui implique bons, généreux, bienveillants, altruistes, patients etc. Afin qu’ils utilisent leurs connaissances pour contribuer à consolider plutôt que détruire l’harmonie de la création. C’est cela qui pourra incha’Allah apporter du bon en ce monde qui nous a été confié, comme ils nous ont été confié (nos enfants).

Qu’Allah nous facilite et nous permette de les accompagner au mieux, amine.