Sélectionner une page

Comment arrêter la masturbation ? Suis-je vraiment addict ?

Comment arrêter la masturbation ? Suis-je vraiment addict ?

Comment arrêter la masturbation ? Dans cet article on vous explique tout sur les comportements masturbatoires, ce qu’ils impliquent et comment savoir si l’on est accro. Et comme d’hab’ on vous donne des pistes et astuces pour canaliser vos désirs, votre excitation sexuelle de façon saine. 

Arrêter la masturbation, pourquoi ?

Nous voilà aux portes d’un sujet des plus sensibles (je vous laisse imaginer la galère au moment d’enregistrer l’article sur mon bureau) du moins c’est ce que l’on pourrait croire au vu des nombreux tabous existants autour de cette question, autour de cette activité sexuelle.

Rejoignez la Newsletter et recevez GRATUITEMENT votre premier cadeau : le n° 16 d'Ahly Magazine
avec l'interview exclusive de Marwan Muhammad ! (valeur : 5,90€)


Et recevez avant tout le monde les nouveaux articles et les bons plans de la Oumma pour toute votre famille.

Vous pourrez vous désabonner à tout moment en un simple clic dans vos emails.

Vous êtes un homme ?

Vous êtes une femme ?

Et pourtant ! On ne le dira jamais assez, l’écoute, la prévention et le soutien sont les mots d’ordre pour une meilleure compréhension quel que soit le sujet à aborder, encore plus quand c’est au niveau sexuel pour pouvoir arrêter la masturbation. La masturbation, son fonctionnement sexuel, existe aussi bien chez les hommes que chez les femmes, mais la question de la masturbation masculine connait un peu plus de médiatisation que la masturbation féminine.

Pourtant dans les deux cas, la pratique nait d’un désir naturel, biologique et témoigne d’une énergie vitale. La masturbation répond à un désir qui est à l’origine d’une tension sexuelle, d’une insatisfaction sexuelle. Cette tension sexuelle va avoir pour but d’être libérée ou diffusée, afin d’être épanouie sexuellement. Ce n’est qu’après la libération de cette énergie, qu’après avoir atteint l’orgasme, que le tonus musculaire des organes génitaux va changer pour revenir à un état normal.

Cela permet au cerveau d’atteindre une région qui est la région des récompenses qui vont donner lieu à des renforcements. Le cerveau va donc produire des hormones telles que la dopamine, l’ocytocine et l’endorphine (les 3 mousquetaires du bonheur) et le cerveau sera au moment de la fin de la masturbation, du plaisir qui ressemble à l’orgasme, inondé de ces bonnes hormones.

Le cerveau et la masturbation

Le cerveau va donc petit à petit faire le lien entre la masturbation et cet état de plaisir, de jouissance, cette satisfaction sexuelle, ce qui va créer une boucle qui s’appelle bien sûr : le renforcement !   Il faut aussi noter que dans un contexte de stress accru, la nécessité de pratiquer la masturbation, de se donner du plaisir peut se faire ressentir plus intensément.  On comprend mieux pourquoi  il faut dire au stress : vade retro satanas !

Qui dit masturbation dit désir et qui dit désir dit…libido. La libido c’est cette énergie sexuelle qui meut les hommes et les femmes et les poussent instinctivement à la recherche du plaisir, plus précisément du plaisir sexuel, à atteindre l’orgasme. Sans libido, pas de plaisir ni de désir donc. Le désir sexuel, la libido donc, est naturelle et présente chez tous les mammifères tout comme l’auto-érotisme (ou masturbation).

Pourquoi vous faire un petit cours d’anatomie avancé ?

Tout simplement parce qu’après la masturbation survient généralement, comme “effets secondaires” , un sentiment de honte ou de culpabilité, donc il faut rappeler que l’excitation, le plaisir féminin et masculin à l’origine de tout ce processus, de cette forme d’excitation, de  cette vie sexuelle et est somme toute naturelle. Il vaut mieux se pardonner, se confesser à soi-même et comprendre comment son corps, sa fonction sexuelle, ses organes génitaux fonctionnent, pour pouvoir changer plutôt que de devenir son propre ennemi.

L’âge aussi est un facteur important dans le recours à l’auto-érotisme, dans cette pratique sexuelle érotique. On sait aujourd’hui que les enfants de 2 ans se masturbent mais dans un but exploratoire tout comme ils exploreraient la nature ou la vie des animaux. A 11-13 ans, lors de la pré-adolescence, le comportement masturbatoire est plus fréquent et continue à revêtir un caractère exploratoire mais pas seulement, il devient également une recherche de plaisir active, de jouissance sexuelle. Il devient alors nécessaire de discuter à cet âge sur l’éducation sexuelle, des différentes “activités” sexuelles afin de mieux appréhender l’adolescence, période de puberté durant laquelle la masturbation est la plus présente. Il vaut mieux arrêter la masturbation durant l’adolescence que plus tard, lorsqu’on est adulte.

Lire aussi : “Le célibat a-t-il une influence négative sur la santé ?”

Acte sexuel : fréquence VS compulsion

L’idée qu’il y aurait une fréquence « normal », une sexualité normale est largement répandue mais erronée. En effet, cela dépend de l’âge, du stress ou encore de la période de célibat. D’autres facteurs entrent en compte comme l’hyperactivité ou les personnes ayant une plus grande libido, des besoins sexuels plus importants.

Les 3 signes qui montrent que vous êtes addict au petit plaisir solitaire :

1-     Vous ne pouvez pas vous contrôlez

Si les personnes qui ne souffrent pas d’addiction à la masturbation arrivent sans peine à différer leur recherche de plaisir, à faire durer le plaisir, cela s’avère être quasiment impossible pour ceux qui en souffrent. Ainsi, une sortie au parc, une visite chez un ami ou simplement faire ses courses peut très vite se transformer en cauchemar, car elles ont du mal à contrôler la sexualité de leur excitation permanente.

2-     Vous y avez recours plus de 5 fois par jour

Certaines femmes et certains hommes qui souffrent de compulsion masturbatoires peuvent se masturber jusqu’à 20 fois par jour ! Cela parait dingue, mais c’est le quotidien de ces derniers, qui en souffrent énormément par ailleurs de cette “santé” sexuelle. À cette souffrance s’ajoute des conséquences sur leur vie professionnelle (perte d’un travail ou sentiment d’inadéquation), leur vie privée (incompréhension de l’entourage, jugement et exclusion) et leur vie de couple. C’est pourquoi il est important de traiter le problème tabou dès la survenue de celui-ci, pour pouvoir arrêter la masturbation, pour éviter cet effet boule de neige. 

3-     Vous êtes en couple mais préférez la masturbation

Vous êtes peinards chez vous, madame s’est fait belle et est désirable plus que jamais (et oui elle a réussi à refiler les petits monstres à mamie), mais plutôt que d’aller vers elle, vous préférez vous enfermez dans la salle de bain et vous amusez seul, la sensation d’excitation que vous aviez avec votre femme n’est plus au rendez-vous .

Ce scénario peut sembler complètement surréaliste (je vous vois déjà le traiter de chanceux parce que vous n’avez pas réussi à refiler les gosses à mamie) et pourtant nombreux sont les hommes et femmes qui consultent un sexologue ou psychologue pour ce genre de situation précise qui, par ailleurs, n’est pas insurmontable pour le couple à condition d’être écouté, outillé et suivi correctement par un professionnel ou un religieux suffisamment formé afin d’avoir des relations sexuelles, des rapports sexuels sain avec sa femme.

En parlant d’imam suffisamment formé, voici une vidéo qui explique assez bien les choses à la fin de cet article.

 

Accro à la porno ?

La pornographie est bien sur un des facteurs majeurs à aborder dans ce sujet tabou. Pourquoi ? Car  la pornographie fonctionne comme un déclencheur du comportement masturbatoire, c’est pourquoi la plupart des personnes accro à la pornographie sont plus susceptibles de développer aussi une compulsion à la masturbation, à ce comportement sexuel et ce, sans forcément avoir recours au visionnage de films pornographiques par la suite. Là encore (vous connaissez la chanson) : PREVENTION !

Aujourd’hui la pornographie est accessible partout et en tout temps. Les jeunes enfants ou adolescents peuvent facilement, via leur tablettes ou téléphone y avoir accès, c’est pourquoi il est nécessaire d’en parler, de discuter de ces pratiques sexuelles avant même de leur offrir leur premier smartphone.

Il existe des applications (filtre parental) qui permettent de sécuriser la navigation sur internet mais les adolescents et enfants peuvent être confrontés à des images pornographiques à n’importe quel endroit, que ce soit dans un spot publicitaire ou un magazine ou encore à un arrêt de bus. Donc penser aux  appli c’est bien mais en parler pour prévenir des mauvaises habitudes, pour avoir un rapport à la sexualité sain, c’est mieux !

Il existe aussi pour les adultes des applications qui permettent de fermer toutes vos autres applications (c’est énervant on vous l’accorde, mais aux grands maux les grands moyens). Il vous suffit de régler le temps sur votre application (que vous choisissez sans tricher) et le tour est joué pour pouvoir arrêter la masturbation,pour prendre du plaisir autrement.  Mais avant d’installer ces applications, il vaut mieux traiter la source du problème : le désir !

Lire aussi : “Addict au porno ? Comment m’en sortir ?”

Comment éviter la masturbation ?

Soyons honnêtes, contrairement à la cigarette ou aux drogues dures, la masturbation répond à un désir naturel, à un besoin sexuel (rappelez-vous le cours d’anat), de ce fait arrêter la masturbation ne peut pas être une option. Par contre diminuer progressivement est tout à fait faisable. On vous donne quelques astuces : 

1-Le jeûne: moyen d’abstinence 

Outre l’interdiction de boire et manger, le jeune nécessite aussi d’être abstinent (exit le petit plaisir solitaire). C’est aussi un excellent moyen pour vous plonger dans une profonde introspection, méditer et ainsi amorcer tout doucement des changements dans vos comportements. Le jeune est en effet reconnu pour ses bienfaits thérapeutiques mais aussi diététiques. Dès que l’envie vous prend, penser  à observer un jour de jeune (parfait pour éviter au bidou de s’installer en plus). Il agira comme une sexothérapie.

2-La mindfulness : Reprendre le contrôle de la sexualité

La méditation pleine conscience (ou mindfulness) connait un véritable succès et ce, jusque dans le monde scientifique (une centaine d’étude ont été mené sur le sujet à ce jour). Et pour cause ! La méditation qui consiste en un état de conscience particulièrement éveillé permet de ne plus souffrir de certains maux comme la fatigue, le stress ou encore la dépression.

Nous avons l’habitude (la mauvaise habitude) de faire les choses de manière assez automatique, sans mettre du sens dans les actes posés au quotidien et c’est ce qui provoquerait des dysfonctionnements au sein de notre vie psychique et de notre corps (tels que des troubles sexuels, …) . La méditation permet de se recentrer, en faisant fi des désirs (source de perturbations) et d’une forte excitation, en marquant une pause dans le temps afin d’être dans l’ici et le maintenant.

3-Le sport : thérapie pour l’épanouissement sexuel

Une des meilleures façon de décharger une énergie trop importante à canaliser est bien sur l’exercice physique. En plus d’être excellente pour votre santé (via la sécrétion de l’hormone dopamine) et de vous garantir un corps fort et musclé, la pratique d’un ou plusieurs sport(s) aide à pouvoir rapidement décharger la ou les tension(s) sexuelle(s), l’envie sexuelle via la mise en mouvement de votre corps. Le sport permet donc accessoirement de jouir d’une meilleure santé, que ce soit la santé sexuelle ou physiologique

Mais si malgré la mise en place de tous ces conseils vous avez encore l’impression d’avoir besoin d’aide, pensez à consulter un sexologue ou un psychologue qui vous recevra avec bienveillance et sans jugement. Voici donc quelques pistes pour arrêter la masturbation.

Les balles sont dans votre camp !
Et rien de mieux que l’aide d’un professionnel pour vous aider à en finir avec cette addiction :

Lire aussi : “Comment faire face aux épreuves de la vie”

A propos de l'auteur

Asmae Bakach - Nos TherHappy

Asmae Bakach Lanjri est psychologue clinicienne diplômée de l'Université Libre de Bruxelles. Elle est également praticienne en hypnose thérapeutique, formée à l'aide au sevrage tabagique et conférencière. Co-fondatrice et co-rédactrice de "Nos TherHappy", elle reste très attachée au devoir de prévention qui incombe à tout professionnel de la santé mentale et continue à sensibiliser les personnes qu'elle rencontre vis-à-vis de leur potentiel et leurs ressources inexplorées. Tel : +32 489 746 406. 

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest

Shares
Share This